Ecoute et considération

Nous vivons dans un monde où la communication n’a jamais été aussi présente, facile d’accès, rapide, en réseau… Et pourtant, la plupart des gens ne se sent pas écoutée et exprime le fait de ne pas être entendue et comprise. Comment expliquer ce paradoxe ? Et bien, une clé de compréhension pourrait résider dans le fait que les pensées qui sont exprimées ne trouvent qu’un faible écho auprès de l’autre et vice et versa. En effet, comme nous sommes tous si différents, nous avons chacun notre propre mode de pensée, nos valeurs, nos normes, nos considérations, nos interprétations de tout ce qui nous environne (au travail et à la maison !) Sur la base de ce que nous pensons (et nous avons le droit de penser ce que nous voulons), nous avons donc bien des chances d’avoir des interlocuteurs qui pensent différemment (et ils ont bien le droit de penser ce qu’ils veulent). Comme nos pensées sont le reflet de nos valeurs (acquises avec le temps), à partir du moment où nous les exprimons, potentiellement nos interlocuteurs peuvent être en désaccord, ne pas adhérer, ne pas se sentir écoutés dans ce qu’ils sont vraiment. Et ils ont peut-être raison, car jusqu’à quel point nos pensées (valeurs) constituent ce que nous sommes vraiment ? N’est-ce pas ce que « nous croyons (égo) » qui, lorsque nous l’exprimons, peut être sujet à controverse et avoir tendance à nous éloigner les uns des autres ? Certains cherchent alors à s’entourer de personnes qui penseraient de la même façon que eux ; mais la vie, riche de rencontres, nous conduit à côtoyer des personnes qui n’ont pas forcément les mêmes pensées que nous… L’égo (valeurs, pensées, croyances) est un processus dynamique qui évolue au fil de l’âge. Avons nous les mêmes croyances aujourd’hui que lorsque nous avions 5 ans, 15 ans …? Je veux juste exprimer en toute humilité que lorsque nous prenons le temps d’écouter vraiment l’autre (non pas sur la base de ce qu’il pense, mais de ce qu’il est véritablement), de prendre la délicatesse de ne pas imposer à l’autre de ce que nous pensons mais de lui parler de ce que nous sommes vraiment, alors la relation est différente, plus sincère, plus juste, plus équilibrée. Quelque soit le statut d’une personne, son grade, son poste, sa fonction, le dénominateur commun que nous avons est que nous sommes des êtres humains composés d’un corps, d’un mental, d’émotions, de besoins reflets de notre vrai « nous ». La communication bienveillante (appelée aussi empathique ou émotionnelle) aide à cette proximité plus sincère et qui fait du bien à tous, dans la considération vraie de ce que nous sommes et de ce qu’est l’autre. Pour mieux comprendre la démarche globale et la protée des soins, rendez-vous sur « Notre philosophie »